mercredi 17 juin 2009

Le poids des pages

Mon premier projet d'envergure était "Histoire de couleurs", une saga épique en 7 volumes qui était une réécriture d'histoires que j'écrivais à la fin du secondaire dans mes cours de maths. Lorsque je regarde cette période, j'en parle comme "mon trip de volume". À l'époque, j'étais un authentique écrivain du dimanche (parce que c'était le seul jour où j'écrivais!), et chaque dimanche finissait avec une dizaine de pages d'écrites. Des pages brutes, non relues bien entendu, mais qui s'accumulaient à un rythme tout-à-fait délicieux!
Le problème est qu'après un an de ce manège, j'avais 500 pages non corrigées, et à la relecture de certains extraits, je désespérais: parfois une ligne, parfois un paragraphe, parfois un chapitre au complet aurait dû être réécrit pour prétendre n'être que pas mal.
Devant cette tâche cyclopéenne, j'ai dit "fuck". Et je me suis tourné vers d'autres projets... Cette histoire est encore en friche, quelque part à la page 60 du volume IV. Je ne crois pas la reprendre un jour (quoique à écrire ceci, je découvre une certaine curiosité à savoir comment ça a vieilli et si c'était aussi pire que je l'avais cru!).
Tout ça pour dire que j'ai dépassé la centième page de Mythologies aujourd'hui. Je suis content que le premier tiers ait déjà été vu et revu et rerevu; ça en fera beaucoup moins à fignoler et à polir finement en bout de parcours. Considérant le temps que représente l'écriture en premier lieu, c'est un bel encouragement de savoir qu'au moins le tiers de l'ouvrage final est déjà presque abouti...

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