Cette semaine, L'écrivain du dimanche apparaît parmi les blogues du magazine Contact de l'Université Laval!
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mardi 5 mars 2013
mardi 8 mai 2012
Nuance et rhétorique, round 2
Hier, j'écrivais ceci sur Facebook:
"Il ressort du conflit étudiant que nous avons d'un côté des gens qui font leur boulot de bonne foi, et de l'autre côté des arrivistes tantôt manipulateurs, tantôt manipulés, prêts à toutes les bassesses pour parvenir à leurs fins."
J'ai fait exprès pour pondre un statut qui peut s'appliquer autant pour le gouvernement que pour les associations étudiantes. Tout le monde pouvait croire que cet énoncé allait dans la même direction que ses sympathies personnelles.
Après tout, d'un côté, on dit que les représentants étudiants sont manipulés par des syndicats, que ce sont des bébés gâtés qui veulent le beurre et l'argent du beurre, qui se foutent des travailleurs, des élus, des policiers, de leurs collègues... bref tout sauf leur propre intérêt.
De l'autre, on dit que le gouvernement Charest est à la solde de l'entreprenariat (quand ça n'est pas carrément de la mafia), qu'il dénigre les étudiants, qu'il a envenimé le conflit en refusant de négocier pendant presque trois mois, qu'il est responsable des actes de brutalité policière, que ses représentants se sont permis de modifier le texte de l'entente entre son entente et sa signature...
C'est intéressant tout ce que l'on peut rencontrer quand on s'intéresse aux deux côtés de l'histoire - entre autres, un sondage disant que l'appui au gouvernement était en hausse... et un qui affirmait le contraire, pratiquement en même temps. Que penser alors?
Est-ce à dire qu'un côté ment aux dépends de l'autre côté? Que l'un est pur et l'autre diabolique?
Est-ce à dire que les deux sont également méchants? Également vertueux? Manipulateurs? Manipulés?
Et si c'était que chaque partie a avantage à apparaître à la fois vertueux et victime de l'autre partie? Et si c'était que chaque partie a avantage à laisser croire que leurs adversaires ne sont que des pions d'intérêts qui les dépassent?
Bref, mon statut d'hier servait à illustrer l'étonnante symétrie entre les deux côtés du conflit. Ce qui change d'un média à l'autre, c'est où on braque l'attention... Ce qui me ramène à mon appel à la nuance (http://bit.ly/JoKPZM)
Pour boucler la boucle, quel est mon vrai avis sur l'entente?
Je n'ai pas d'avis, PARCE QUE JE NE L'AI PAS LUE. Et vous?
"Il ressort du conflit étudiant que nous avons d'un côté des gens qui font leur boulot de bonne foi, et de l'autre côté des arrivistes tantôt manipulateurs, tantôt manipulés, prêts à toutes les bassesses pour parvenir à leurs fins."
J'ai fait exprès pour pondre un statut qui peut s'appliquer autant pour le gouvernement que pour les associations étudiantes. Tout le monde pouvait croire que cet énoncé allait dans la même direction que ses sympathies personnelles.
Après tout, d'un côté, on dit que les représentants étudiants sont manipulés par des syndicats, que ce sont des bébés gâtés qui veulent le beurre et l'argent du beurre, qui se foutent des travailleurs, des élus, des policiers, de leurs collègues... bref tout sauf leur propre intérêt.
De l'autre, on dit que le gouvernement Charest est à la solde de l'entreprenariat (quand ça n'est pas carrément de la mafia), qu'il dénigre les étudiants, qu'il a envenimé le conflit en refusant de négocier pendant presque trois mois, qu'il est responsable des actes de brutalité policière, que ses représentants se sont permis de modifier le texte de l'entente entre son entente et sa signature...
C'est intéressant tout ce que l'on peut rencontrer quand on s'intéresse aux deux côtés de l'histoire - entre autres, un sondage disant que l'appui au gouvernement était en hausse... et un qui affirmait le contraire, pratiquement en même temps. Que penser alors?
Est-ce à dire qu'un côté ment aux dépends de l'autre côté? Que l'un est pur et l'autre diabolique?
Est-ce à dire que les deux sont également méchants? Également vertueux? Manipulateurs? Manipulés?
Et si c'était que chaque partie a avantage à apparaître à la fois vertueux et victime de l'autre partie? Et si c'était que chaque partie a avantage à laisser croire que leurs adversaires ne sont que des pions d'intérêts qui les dépassent?
Bref, mon statut d'hier servait à illustrer l'étonnante symétrie entre les deux côtés du conflit. Ce qui change d'un média à l'autre, c'est où on braque l'attention... Ce qui me ramène à mon appel à la nuance (http://bit.ly/JoKPZM)
Pour boucler la boucle, quel est mon vrai avis sur l'entente?
Je n'ai pas d'avis, PARCE QUE JE NE L'AI PAS LUE. Et vous?
dimanche 27 novembre 2011
Le Noeud Gordien à la radio!
L'émission La capitale blogue sur les ondes de CKRL parle du Noeud Gordien dans son émission du 27 novembre!
Malheureusement, je ne peux pas dire que l'extrait qui est lu dans les ondes serve bien ma cause - pour quelqu'un qui n'est pas familier avec mes noms qui valent cher au Scrabble, c'est décourageant. Mais bon! Je ne m'en plaindrai quand même pas! :)
Malheureusement, je ne peux pas dire que l'extrait qui est lu dans les ondes serve bien ma cause - pour quelqu'un qui n'est pas familier avec mes noms qui valent cher au Scrabble, c'est décourageant. Mais bon! Je ne m'en plaindrai quand même pas! :)
mercredi 17 août 2011
mercredi 30 juin 2010
J'aurai tout vu (la suite)
Cracked.com est un site d'humour que j'adore. Aujourd'hui, ils ont présenté les résultats d'un concours où on demandait aux fans de concevoir une "wonder drug" digne du nom... Que trouve-t-on en 6e place?
lundi 24 mai 2010
Retour sur Lost
J'ai mis à jour mes prévisions en ajoutant les commentaires sur le dénouement des choses... Vous pouvez le lire ici. Attention! Je fais mention de choses qui risquent de gâcher votre plaisir si vous voulez plonger dans la série sans connaître de choses que vous ne devriez pas savoir.
http://patricest-louis.blogspot.com/p/mes-previsions-pour-la-finale-de-lost.html
http://patricest-louis.blogspot.com/p/mes-previsions-pour-la-finale-de-lost.html
samedi 8 mai 2010
Foglia à propos de la culture dans l'enseignement...
"Le plus drôle (enfin, drôle...), c'est qu'on trouve nombre de ces étudiants sans culture générale en sciences de l'éducation et qu'ils vont revenir dans le système pour dispenser quoi, à leurs étudiants, croyez-vous? Une culture générale, peut-être?" [Le texte complet peut être lu à cette adresse.]
jeudi 22 avril 2010
Mes prévisions pour la finale de Lost
Vous pouvez les lire à cette adresse. Si vous ne connaissez pas Lost, n'y allez pas: vous ne reconnaîtrez rien de ce que mets de l'avant. Et ça risque de gâcher le plaisir de découvrir les choses à mesure si vous l'écoutez un jour.
Est-ce que Lost sera la meilleure série de tous les temps? Il ne reste que 3 épisodes avant de le découvrir!
Est-ce que Lost sera la meilleure série de tous les temps? Il ne reste que 3 épisodes avant de le découvrir!
lundi 29 mars 2010
Un film dont vous êtes le héros
Je viens de terminer Heavy Rain sur Playstation 3 et je dois dire que c'est un des jeux les plus inventifs que j'ai vu depuis longtemps.
Il s'agit d'une histoire d'enquête-meurtre-mystère où le joueur incarne les quatre personnages principaux tour-à-tour. Ce qui en fait un jeu carrément révolutionnaire est le fait qu'il n'y a à peu près rien qui ne soit directement relié à l'histoire... Je veux dire par là que ça n'est pas un jeu où on doit vaincre vague après vague de méchants qui veulent notre peau. Pas de points de vie, d'équipement, de niveau, d'expérience ou de caractéristique... Comment ça marche, alors?
L'histoire se déroule comme un film interactif. Lorsqu'on passe à proximité d'éléments du décor avec lequel on peut interagir, ou si l'action nous demande d'accomplir quelque chose, on voit apparaître la commande à l'écran (généralement un bouton, parfois une combinaison de boutons, un coup de manette à donner, etc.). Ces principes en apparence simple changent toute l'expérience du jeu... Par exemple, durant un combat, on peut voir apparaître X (référant au bouton marqué du même signe) avec un compteur qui disparaît vite... On doit appuyer sur X pour éviter le coup qui s'en vient dans notre direction. O apparaît: on appuie sur O pour donner un coup de poing. L'adversaire nous lance une bouteille par la tête alors qu'on nous signale qu'il faut se baisser. Vite! Un coup de manette vers le bas! Lorsqu'il y a des dialogues, on voit les options flotter autour de la tête des personnages avec le bouton correspondant. On peut donc décider de la "personnalité" de nos protagonistes.
Ça peut sembler banal comparativement aux combos des jeux axés sur le combat, mais c'est là que vient jouer l'élément supplémentaire... Chaque personnage vit mais peut mourir, et à moins de tricher en rechargeant le jeu, chaque scène n'arrive qu'une fois... Et on doit vivre avec les conséquences jusqu'à la fin de l'histoire.
Il paraît qu'il y a 22 scènes finales possibles selon la manière dont les 4 personnages s'en sortent... Évidemment, mourir met un point final à la contribution de ce personnage-là... Et ceux qui n'ont pas résolu l'enquête sont laissés derrière pour la scène finale.
Le tout donne un rapport complètement différent à l'expérience de jeu... Plutôt que passer à travers des millions de méchants aussi remplaçables qu'ils sont monstrueux, chaque confrontation compte vraiment. Sans compter certaines situations problématiques qui ne sont pas des combats mais qui ne sont pas moins stressants, de véritables situations de vie ou de mort pour un personnage... On en vient à ne plus vouloir cligner des yeux de peur de manquer une manoeuvre cruciale. La musique, l'image et l'intrigue sont excellents, ce qui donne vraiment envie de s'y plonger complètement.
Sur le plan négatif, on ne peut pas dire que les contrôles soient les meilleurs... Il est arrivé que la police mette le grappin sur mon personnage simplement parce que je ne réussissais pas à le diriger correctement dans sa fuite... Certains verront aussi des épisodes triviaux dans l'histoire. Qui peut dire avoir joué à un jeu où on devait se raser, attacher un noeud de cravate, changer la couche d'un bébé... Personnellement, je trouve que ce dernier point n'enlève rien à l'expérience... c'est même cocasse. Mais si les cut scenes vous sont pénibles, vous voudrez mourir avant peu!
Le jeu prend 10-12h à traverser, beaucoup moins que d'autres. Mais l'histoire nous accroche et le système du jeu nous donne l'impression de décider de la scénarisation en temps réel d'un film... Un tour de force qui ne manquera pas de faire des petits.
Il s'agit d'une histoire d'enquête-meurtre-mystère où le joueur incarne les quatre personnages principaux tour-à-tour. Ce qui en fait un jeu carrément révolutionnaire est le fait qu'il n'y a à peu près rien qui ne soit directement relié à l'histoire... Je veux dire par là que ça n'est pas un jeu où on doit vaincre vague après vague de méchants qui veulent notre peau. Pas de points de vie, d'équipement, de niveau, d'expérience ou de caractéristique... Comment ça marche, alors?
L'histoire se déroule comme un film interactif. Lorsqu'on passe à proximité d'éléments du décor avec lequel on peut interagir, ou si l'action nous demande d'accomplir quelque chose, on voit apparaître la commande à l'écran (généralement un bouton, parfois une combinaison de boutons, un coup de manette à donner, etc.). Ces principes en apparence simple changent toute l'expérience du jeu... Par exemple, durant un combat, on peut voir apparaître X (référant au bouton marqué du même signe) avec un compteur qui disparaît vite... On doit appuyer sur X pour éviter le coup qui s'en vient dans notre direction. O apparaît: on appuie sur O pour donner un coup de poing. L'adversaire nous lance une bouteille par la tête alors qu'on nous signale qu'il faut se baisser. Vite! Un coup de manette vers le bas! Lorsqu'il y a des dialogues, on voit les options flotter autour de la tête des personnages avec le bouton correspondant. On peut donc décider de la "personnalité" de nos protagonistes.
Ça peut sembler banal comparativement aux combos des jeux axés sur le combat, mais c'est là que vient jouer l'élément supplémentaire... Chaque personnage vit mais peut mourir, et à moins de tricher en rechargeant le jeu, chaque scène n'arrive qu'une fois... Et on doit vivre avec les conséquences jusqu'à la fin de l'histoire.
Il paraît qu'il y a 22 scènes finales possibles selon la manière dont les 4 personnages s'en sortent... Évidemment, mourir met un point final à la contribution de ce personnage-là... Et ceux qui n'ont pas résolu l'enquête sont laissés derrière pour la scène finale.
Le tout donne un rapport complètement différent à l'expérience de jeu... Plutôt que passer à travers des millions de méchants aussi remplaçables qu'ils sont monstrueux, chaque confrontation compte vraiment. Sans compter certaines situations problématiques qui ne sont pas des combats mais qui ne sont pas moins stressants, de véritables situations de vie ou de mort pour un personnage... On en vient à ne plus vouloir cligner des yeux de peur de manquer une manoeuvre cruciale. La musique, l'image et l'intrigue sont excellents, ce qui donne vraiment envie de s'y plonger complètement.
Sur le plan négatif, on ne peut pas dire que les contrôles soient les meilleurs... Il est arrivé que la police mette le grappin sur mon personnage simplement parce que je ne réussissais pas à le diriger correctement dans sa fuite... Certains verront aussi des épisodes triviaux dans l'histoire. Qui peut dire avoir joué à un jeu où on devait se raser, attacher un noeud de cravate, changer la couche d'un bébé... Personnellement, je trouve que ce dernier point n'enlève rien à l'expérience... c'est même cocasse. Mais si les cut scenes vous sont pénibles, vous voudrez mourir avant peu!
Le jeu prend 10-12h à traverser, beaucoup moins que d'autres. Mais l'histoire nous accroche et le système du jeu nous donne l'impression de décider de la scénarisation en temps réel d'un film... Un tour de force qui ne manquera pas de faire des petits.
samedi 13 mars 2010
Étranges Oscars
Je ne peux pas croire que The Hurt Locker ait battu Avatar ET Inglourious Basterds. Suis-je le seul à avoir trouvé ce film dull et insignifiant?
vendredi 19 février 2010
À propos...
Dans la foulée des commentaires d'Édouard Gauss à propos des médias, je vous propose cet article sur 5 choses que les médias nous passent comme des nouvelles. Bonne lecture!
jeudi 11 février 2010
Revue de presse
Bon, le terme est un peu exagéré, mais j'ai quand même le plaisir de vous présenter ma première apparition en tant qu'auteur dans la presse écrite!
J'ai eu la chance d'attirer l'attention d'une journaliste de la Marmite sociale, un journal étudiant de l'université, qui a décidé de présenter le Noeud Gordien. Vous pouvez lire l'article en cliquant sur ce lien, puis en choisissant l'édition du 9 février. L'article est à la page 14!
J'ai eu la chance d'attirer l'attention d'une journaliste de la Marmite sociale, un journal étudiant de l'université, qui a décidé de présenter le Noeud Gordien. Vous pouvez lire l'article en cliquant sur ce lien, puis en choisissant l'édition du 9 février. L'article est à la page 14!
lundi 18 janvier 2010
Dexter
J'avais lu qu'il existait une série TV à propos d'un tueur en série... travaillant pour la police. J'étais resté un peu perplexe sur le coup. Lorsque j'en ai eu l'occasion, je l'ai essayée et je n'ai pas été déçu.
La série "Dexter" met en vedette Michael C. Hall qui s'était fait remarquer dans l'excellente série Six Feet Under (6 pieds sous terre). J'avoue ne pas avoir été séduit d'entrée de jeu, mais mon appréciation est allée en augmentant d'épisode en épisode et de saison en saison. On finit par être attaché à presque tous les personnages et on veut savoir la fin de l'histoire!
Contrairement à bien d'autres séries américaines, chaque saison forme une histoire suivie avec un très faible taux de remplissage (i.e. des épisodes sans impact notable sur la trame de la saison au complet). Les saison sont relativement courtes à raison de 12 épisodes seulement... les choses avancent!
C'était risqué d'axer une série sur un tueur... Comment s'identifier à lui ou le trouver sympathique? Le Code d'Harry fait que les créateurs de Dexter marchent la corde raide avec brio. Je n'en dis pas plus: tapez-vous les quatre saisons (et la cinquième lorsqu'elle sera diffusée)... Vous ne le regretterez pas. C'est du bonbon télévisuel.
dimanche 6 septembre 2009
L'océan d'en haut
Poème épique de plus de 3000 vers, l'oeuvre nous conduit sur la trace d'un penseur-voyageur anonyme qui cherche Dieu sans le trouver.
Les sections qui commencent toutes par "Et je vis au-dessus de ma tête un point noir. Et ce point noir semblait une mouche..." Et à mesure que le narrateur monte, il croise une chauve-souris, un hibou, un corbeau, un vautour, un griffon, un aigle, un ange puis une clarté. Au début très pessimiste - je vous suggère de vous taper le premier poème seulement, qui évoque parfaitement "L'océan d'en haut", le vide sidéral infini qui ramène l'homme à sa petitesse et qui remet en question l'idée même d'un Dieu capable de se soucier de l'humanité - graduellement, il conduit le lecteur à reconnaître Dieu dans son oeuvre: le monde.
Le neuvième poème n'a que le premier vers; qui donc se serait trouvé sur le chemin du narrateur ensuite? Est-ce qu'il aurait monté, plongé dans l'océan d'en haut jusqu'à y rencontrer Dieu?
Je vous cite un seul vers, de ceux qui m'ont marqué le plus; dans le poème VII, il résume efficacement le paradoxe de cette humanité qui se croit capable de tout en n'étant rien:
"L'homme,
Titan du relatif et nain de l'absolu..."

mardi 23 juin 2009
Pendant que je déménage...
Je vous envoie un article conseillé par Foglia, que je vous conseille à mon tour:
mardi 10 mars 2009
Lost (la suite)
Lost est ma série favorite en cours, et si la conclusion est à la mesure des prémisses, elle est en bonne position pour être ma favorite de tous les temps.
En partant, ça n'est pas tout le monde qui a accroché à cette histoire de survivants sur une île du Pacifique remplie de mystères - incluant un "monstre" dont on voit les effets dès la toute première émission. Personnellement, je me suis laissé prendre au plaisir parce que je trouvais les textes et les acteurs excellents, particulièrement Terry O'Quinn (John Locke) qui crève l'écran dans à peu près tous ses rôles que j'ai vus (Alias, Star Trek, Millenium). Je me suis fait emporter par la révélation progressive du passé des personnages et de leur passé... À la fin de la première saison (je ne vous révélerai pas le punch) je me suis dit: woah. Selon ce qui s'y trouve, ça va passer ou ça va casser. Finalement, ça a passé (comme vous pouvez vous en douter).
C'est ce qui distingue Lost du pétard mouillé de Twin Peaks: la série ne fait pas que soulever des questions... Elle offre des réponses.
L'an dernier, lorsque ABC a conclu un accord pour que Lost continue encore trois saisons avant la grande finale, je sautais de joie... le fait de décider du moment du point final de la série permettait aux concepteurs de calculer l'évolution des choses et de placer leurs pièces pour qu'à la fin, l'histoire complète soit dite... Ce qui est mille fois mieux qu'une série renouvellée une fois de trop et conclue à la va-vite, comme Alias, ou encore qui s'embourbe dans sa propre mythologie jusqu'à ce que ce soit impossible de synthétiser tout ça à la X-Files.
Le tricoté serré, y'a que ça de vrai!
jeudi 5 mars 2009
De Twin Peaks à Lost, en passant par Grande Ourse
Comme beaucoup de mes amis téléphiles ou fans de David Lynch, je me suis tapé la série Twin Peaks, qui a fait époque comme l'une des premières téléséries à user d'une intrigue à saveur surnaturelle - ce qui a pavé la voie à X-Files et combien d'autres après?
Qui a tué Laura Palmer a fait jaser l'Amérique pendant un moment... Après une première saison de sept excellents épisodes, les auteurs se sont progressivement enlisé dans une histoire avec trop de personnages, trop de questions et presque jamais de réponses, et semble-t-il qu'au final, ils ont bricolé l'histoire au jour le jour plutôt qu'en ayant une idée claire vers où le tout devait mener.
Lorsque la série québécoise Grande Ourse prit l'affiche (plus de 10 ans avec les X-Files: c'est le délai typique entre les tendances Made in USA et leur arrivée à la TV québécoise), je me suis réjoui: je retrouvais le mystère et l'ésotérisme de Twin Peaks (les parallèles sont nombreux, par exemple... Deux petites villes pleines de gens bizarres au milieu d'une forêt de conifères!). La grosse, grosse différence est que Grande Ourse était habilement ficelée, de sorte qu'après deux saisons, la majeure partie des réponses ont été offertes (ce qui n'épuise d'ailleurs pas le potentiel des personnages et du monde dans lequel ils évoluent... Semble-t-il qu'un film serait en préparation).
L'une de mes téléséries favorites des dernières années est Lost (Les disparus)... Alors qu'il est de plus en plus manifeste que les auteurs savent très bien où l'intrigue s'en va. Mais mon billet s'allonge... j'en discuterai plus la prochaine fois.
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